séance 8 : Ulysse chez Alkinoos

Support : manuel. p. 179-180

1/ Pourquoi peut on dire qu’Alkinoos est un bon hôte ? Faites la liste de tout ce qu’il fait pour Ulysse (l. 3-6 ; l. 10-12 ; l. 13 ; l. 15-20 ; l. 60-61)

2/ Pourquoi Ulysse remet à pleurer ? (l. 33-40)

3/ Pourquoi Alkinoos est-il un hôte parfait ? (l. 41-50)

« Pour approfondir » (questions 6-7-8 du manuel p. 180)

Chez Alkinoos

Au terme de nombreuses aventures, Ulysse, dont le navire a été détruit par une tempête, échoue seul, nu et sale, au pays des Phéaciens. Le roi Alkinoos lui offre l’hospitalité.

Alors Alkinoos prit la parole et dit :

« Écoutez, chefs et conseillers des Phéaciens. Notre hôte me semble plein de sagesse. Allons ! Il convient de lui offrir les cadeaux d’hospitalité. Douze rois des plus remarquables, douze chefs commandent ce peuple, et moi-même je suis le treizième. Apportez-lui, chacun, un manteau bien lavé, une tunique et un talent1 d’or précieux. Apportons vite ces présents tous ensemble : ainsi notre hôte, quand il les aura en sa possession, pourra aller au repas le cœur en joie. […] »

Les chefs Phéaciens apportent alors de magnifiques cadeaux d’hospitalité à Ulysse.

Alkinoos dit à Arètè2 :

« Femme, apporte ici un coffre remarquable entre tous, le meilleur que tu aies. Place toi-même dedans un manteau bien lavé et une tunique. […] Moi, je lui offrirai cette très belle coupe d’or, afin qu’il se souvienne de moi tous les jours, quand il fera, dans sa grande salle, des libations en l’honneur de Zeus et des autres dieux. »

Ainsi parla-t-il. Arètè demanda aux servantes de mettre au plus vite un grand trépied3 sur le feu. […] Puis, l’intendante4 invita Ulysse à entrer dans la baignoire pour prendre un bain. C’est le cœur plein de joie qu’il vit l’eau chaude, car il y avait longtemps qu’on ne s’était pas occupé de lui […]. Les servantes le baignèrent, le frottèrent d’huile et le revêtirent d’une tunique et d’un beau manteau. Il sortit alors de la baignoire et revint au milieu des hommes buveurs de vin. […]

Il s’assit sur un siège près du roi Alkinoos. Déjà les hommes distribuaient les parts et mélangeaient le vin. Le héraut5 s’approcha, conduisant le fidèle aède Dèmodokos, honoré par le peuple. Il le fit asseoir au milieu des convives, appuyé contre une haute colonne. Alors Ulysse aux multiples ruses coupa un gros morceau du dos d’un porc aux blanches dents, qui était enveloppé de graisse des deux côtés6 et il dit au héraut :

« Prends, héraut, et donne ce morceau de viande à manger à Dèmodokos. Moi aussi, malgré mon affliction, je veux lui montrer mon amitié. Les aèdes reçoivent leur part d’honneur et de respect parmi tous les hommes qui vivent sur la terre, car la Muse leur a enseigné le chant, et elle aime la race des aèdes. » […]

Alors, tous étendirent les mains vers la nourriture toute prête placée devant eux. 

Pour animer le festin, Dèmodokos se met à chanter les héros de la guerre de Troie. Cette évocation ravive les souvenirs douloureux d’Ulysse.

Mais Ulysse se décomposait, et, sous ses paupières, les larmes lui arrosaient les joues, tout comme une femme effondrée pleure son mari bien-aimé tombé devant sa cité, devant son peuple, alors qu’il tentait de repousser le jour fatal pour sa ville et ses enfants […] ; de même Ulysse versait des larmes pitoyables sous ses paupières. C’est donc à l’insu de tous qu’il versait des larmes. Seul Alkinoos le vit, car il était assis près de lui et l’entendit pousser de lourds gémissements. Aussitôt, il dit aux Phéaciens habiles à manier les avirons :

« Écoutez, chefs et conseillers des Phéaciens ! Il faut que Dèmodokos arrête sa phorminx7 au son clair. Ce qu’il chante ne plaît peut-être pas à tout le monde. Depuis que nous avons soupé et que le divin aède a commencé à chanter, notre hôte n’a pas cessé de sangloter de désespoir ; l’affliction semble avoir envahi son cœur. Que Dèmodokos arrête donc, pour que nous qui accueillons notre hôte, et notre hôte lui-même, ayons tous un plaisir égal. […] Un hôte, un suppliant8, sont comme un frère pour tout homme qui a un minimum de sagesse. Aussi, ne me cache rien, par ruse, de tout ce que je vais te demander : il vaut mieux que tu me parles. Dis-moi comment te nommaient ta mère, ton père, ceux qui habitaient ta ville et les environs. […] Dis-moi aussi quel est ton pays, ton peuple, ta cité, afin que nos navires qui voguent avec intelligence puissent t’y conduire. »

Ulysse lui fait alors le récit de ses aventures, que vous venez de lire. Ensuite, l’ayant comblé de cadeaux, Alkinoos arme un navire pour ramener chez lui le héros d’Ithaque.

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