Séance 5 : La vie des seigneurs (partie 2)

– Voici le corrigé de l’activité 3-1. Corrigez et /ou complétez votre activité. Lisez attentivement les + + compléments. Puis, collez la dans le cahier si vous l’avez fait sur une feuille volante ou un fichier.

Travail à faire pour le lundi 3 mai :

Répondre aux questions de l’activité 3-2 (en page 2)


correction de l’ Activité 3.1 :
Quelle est la vie des seigneurs au moyen-âge ?
première partie

1°) Les seigneurs laïcs sont des chevaliers : le chevalier est un « professionnel » de la guerre, qui se bat à cheval et qui possède un équipement coûteux.

doc 2 p 70 : un chevalier du XIIe siècle
  • Doc 2 p 70 : Observe cette représentation d’un chevalier du XIIe siècle.

– Cite les armes offensives (pour attaquer) d’un chevalier ?

La lance et l’épée sont les armes offensives du chevalier

– Cite les armes défensives ( pour se protéger) d’un chevalier ?

Les armes défensives sont le heaume, la cotte de maille (ou haubert) et l’écu.

[Attention : les étriers ne sont pas une arme]

+ + Au cours du temps, l’équipement du chevalier va se perfectionner notamment en rajoutant des plaques de métal. Pendant longtemps, on a cru que ces armures gênaient la mobilité et le déplacement des chevaliers. Pas du tout comme le démontre Daniel Jaquet, historien et chercheur à l’Université de Genève dans cette vidéo dans laquelle il montre  comment on se battait « vraiment » au moyen-âge :

2°) Un homme devient un chevalier à la suite d’une cérémonie que l’on appelle la cérémonie de l’adoubement. Lis le texte suivant et observe la miniature représentant l’adoubement de Galaad (ce sont les Docs 1 et 2 p 70 de ton livre )

A partir de ces deux documents, décris  les 2 parties de la cérémonie de l’adoubement.

Tu peux écouter le texte tout en le faisant défiler pour suivre :

Extrait de Perceval, Chrétien de Troyes, XIIe siècle

– Dans un premier temps l’écuyer (futur chevalier) reçoit ses armes : c’est l’équipement ou la remise des armes.

– Puis le parrain (celui qui s’est chargé de sa formation) lui applique l’accolade encore appelée la colée. Le rite a changé au cours du temps. Au départ il s’agissait d’un grand coup que le parrain assenait à l’écuyer derrière le cou (ou « col », d’où le nom de colée). Puis, le geste a changé, pour devenir un coup donné avec le plat de l’épée sur l’épaule.

+ + La cérémonie de l’adoubement n’a lieu que quand le parrain considère que son écuyer est prêt. L’adoubement est précédé d’une longue éducation qui commence à 7 ans. Le jeune garçon est placé par son père chez un autre seigneur qui sera chargé de lui apprendre à combattre et monter à cheval. Mais il recevra également un enseignement plus classique auprès d’un précepteur avec les autres écuyers du seigneur : apprendre à lire, écrire, compter, connaître la généalogie de sa famille …..

– Si vous voulez en savoir davantage, regardez cette vidéo réalisée par Yannick Rub, un professeur d’Histoire :

3°) L’esprit chevaleresque.

a) D’après le texte précédent (l’adoubement d’un chevalier) et la vidéo d’introduction, comment doit se comporter un « bon chevalier » (que doit-il faire ou ne pas faire) ? quelles doivent être ses qualités ?

Un « bon » chevalier doit épargner un adversaire vaincu s’il demande grâce. Il doit secourir les femmes en détresse et aller souvent à l’église, donc être un « bon » chrétien.

b) Lis le texte suivant « Le plaisir de la guerre ».

Pourquoi Raoul de Cambrai ne correspond pas au portrait idéal du chevalier décrit dans le texte précédent sur l’adoubement d’un chevalier ?

Raoul de Cambrai ne correspond pas du tout au portrait idéal du chevalier. Il massacre des paysans sans défense, des femmes, des enfants, des vieillards et prend plaisir à le faire.

Le plaisir de la guerre. Le seigneur Raoul de Cambrai apprend que les habitants du village d’Origny se sont révoltés……

« Sire, on massacre tes hommes ! » Raoul entend ce cri ; le sang lui monte à la tête ; il lève les poings et hurle : « Armez vous chevalier, je veux saccager Origny sur l’heure ! »Sous le coup des haches, la palissade s’abat de toutes parts ; les chevaliers pénètrent par toutes les ouvertures et se précipitent en criant dans les rues, la lance baissée. Des femmes, des enfants, des vieillards essaient de fuir : ils sont cloués contre leurs murs ou contre leurs portes. Le sang coule partout. Les écuyers* jettent des charbons ardents dans les granges. Les salles s’allument, les tonneaux d’huile et de lard prennent feu. Tout Origny s’embrase. Les petits enfants brûlent dans leurs berceaux. L’odeur de chair grillée se répand dans la campagne. Raoul est content. »

Histoire de Raoul de Cambrai, chanson de geste du XIIe siècle.

+ + Jusqu’au XIIe siècle, n’importe quel combattant particulièrement courageux et valeureux pouvait être adoubé chevalier. Mais à partir du XIIe siècle, l’entrée en chevalerie va se fermer et être réservée aux seuls fils de chevaliers. Les seigneurs et chevaliers vont former un groupe à part dans la société : la noblesse. Elle va se distinguer du reste de la société par sa fonction première : combattre, et par son mode de vie.

Activité 3-2 page suivante

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